dimanche 27 mars 2016

Palmyre ou la revanche de l'Histoire

Palmyre souillée, abandonnée, martyrisée, défigurée, mais Palmyre à nouveau libre, rendue à l'Humanité, majestueuse Reine ressurgit des sables, la pierre écorchée mais l'esprit intact. Palmyre perle de la Syrie, reflet de sa diversité, de son authenticité, témoin de l'odyssée des civilisations successives qui s'y sont retrouvées, succédées, mélangées et parfois affrontées. Palmyre, fidèle image de la Syrie, du Proche Orient, de leurs histoires et de leurs innombrables strates, fenêtre vers l'avenir. 

Palmyre, creuset des religions, des ethnies, des langues, cité de la convergence et de la rencontre fructueuse et assumée mais pas toujours pacifique, des Empires, des conquérants, des peuples, des cultures; lien ininterrompu et inaltérable entre les des deux rives de la Méditerranée, entre l'Orient et le monde gréco-romain puis l'Europe, et entre les deux bords de l'Euphrate. C'est à Tadmor, entre autre, que tant de peuples et de civilisations laissèrent, pour le plus grand bonheur de l'Humanité, leurs empreintes indélébiles, un patrimoine unique, legs et propriété de tant de nations qui les interpellent jusque dans leurs origines trop souvent oubliées. 


Palmyre ressuscitée un jour de Pâques, et dans son sillage l'âme du Proche Orient mais aussi de l'Europe. Palmyre libérée et libératrice, ou la revanche des civilisations antiques face à la barbarie et au nihilisme du présent, aux idolâtres de la mort, aux "historicides", aux révisionnistes et autres destructeurs de mondes dont la mémoire sera ensevelie sous les sables de l'oubli. 




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