samedi 19 août 2017

FAJR EL JOUROUD

L'opération "Fajr el Jouroud" est enfin lancée.
C'est à l'armée, et à elle seule, que revient la décision de quand, où et comment; avec quels armes, selon quelle stratégie et moyens; avec tous les soutiens qui s'avéreront nécessaires et en coordination avec qui bon lui semble, coalitions, armées régulières et groupes militaires confondus.

Une fois le feu vert politique donné et l'offensive engagée, l'armée est souveraine sur le théâtre des opérations : le choix de la stratégie lui revient; elle n'est soumise qu'aux contraintes et aux impératifs du champ de bataille. Du reste, elle n'a ni à divulger ses plans, encore moins à s'en expliquer; ils relèvent du secret défense. Désormais, il en va du succès de l'offensive, de la sécurité des populations et des villages environnants, de celle de tous les libanais, de celle des militaires retenus en otage ainsi que de tous les soldats engagés dans les combats. Vous vouliez l'armée, la voilà enfin ! Alors de grâce laissez la faire, elle a besoin de toute la latitude et de la marge de manoeuvre possibles pour remplir sa mission comme elle l'entend. Elle a surtout besoin du soutien inconditionnel du pouvoir politique et de la confiance de la nation et de tous ses fils. A tout le moins le silence de certains suffira.

mardi 8 août 2017

Orient-le-jour ou le soir de la vérité

Encore une perle trouvée dans l'Orient-le-jour, une analyse militaire et politique de haut vol, une démonstration magistrale, un raisonnement implacable, des hypothèses lumineuses, une leçon du genre, du très lourd, prenez en de la graine :
"Un incident, inédit depuis le début des combats, a toutefois été signalé : sept roquettes Grad auraient visé Qaa, dont quatre ont atterri à l'intérieur du village, « à proximité de casernes militaires », et trois dans les Macharii Qaa ... Il n'est pas sûr toutefois que ces tirs aient ciblé l'armée, encore moins qu'ils soient provenus de l'EI, celui-ci étant « trop éloigné des frontières » et « insuffisamment équipé » pour pouvoir atteindre le village, selon cet expert militaire. Ce qui laisse ouvertes deux hypothèses : celle d'une erreur assez commune de ciblage, provoquée par le réajustement des canons de l'armée, ou celle d'une tentative, menée par une troisième partie, qui souhaiterait s'inviter dans la danse. Faire en sorte que Qaa soit une cible potentielle de l'EI pourrait en effet servir de prétexte à la participation au combat, si ce n'est au Hezbollah, du moins à des factions gravitant dans son orbite"
Des hypothèses percutantes d'une pertinence à toute épreuve. Ainsi ces bombardements seraient attribués soit l'armée lors d'un réajustement de canon, soit au Hezb ou ses affiliés afin d'inventer un prétexte pour intervenir dans le conflit ... Magistral
En apothéose, l'éradication de l'E.I n'est pas considérée comme "urgente", elle n'est qu'une décision adoptée par suivisme après l'intervention "unilatérale" du Hezb afin de rendre à la troupe son prestige et son mérite (comme si elle l'avait perdu ou démérité ) dans la sauvegarde des frontières, "qui dépasserait largement le mérite du Hezbollah", na-na-na-na ça s'est envoyé !! :
"Si l'armée a décidé de mener la bataille contre l'EI, c'est en partie dans la foulée de la bataille de Ersal, menée Unilatéralement par le Hezbollah. Même si l'éradication de l'EI du jurd de Qaa et Ras Baalbeck n'était pas urgente, elle est devenue nécessaire pour rendre à l'armée son mérite dans la sauvegarde des frontières libanaises – qui dépasserait largement le mérite du Hezbollah."
And last but not least, le pot aux roses :

"Entre-temps, le Hezbollah tenterait de s'associer « par la force » à l'armée, afin de renforcer les craintes de Washington sur les allégeances pro-iraniennes de la troupe."

dimanche 6 août 2017

Dernière nouvelle de la guerre contre le “terrorisme”

N’est pas Alep, Bachar, l’EI ou Al Qaida qui veut mais il faut reconaitre que le résultat est probant, sauf que personne n‘a rien vu. Encore un travail d’orfèvre passé inaperçu …
Autre lieu, autre casting mais toujours la même barbarie. Chronique d’une autre guerre contre le « terrorisme » qui à elle seule fait plus de victimes que le terrorisme. Ci dessous, ce n’est ni la Syrie, ni l’Irak, ni la Libye, pas même le Yémen; il s’agirait de la ville d’Al Awamia, à majorité chiite et de son quartier historique d’Almosara vieux de 400 ans, dans l’est de la région de Qatif en’Arabie Saoudite.
Cette ville de 30 000 habitants, dont est originaire le Cheick Nemer Bakir al Nemer exécuté en 2016 pour « terrorisme »par les autorités saoudiennes, assiégée et pilonnée depuis trois mois par les forces de sécurités saoudiennes qui auraient fait usage d’armes prohibées.
Les tensions ont été aussi exacerbées suites aux informations relatives aux plans prévoyants la destruction et la renovation par les autorités du quartier d’Almosara. Les appels répétés à évacuer la ville et l’erradication de quartiers entiers réduits en poussières pourraient être aussi le prélude à un transfert programmé de population dans le cadre d’une stratégie visant à provoquer un changement démographique dans les regions chiites. Tout cela dans l’indifférence absolue de la communauté internationale, de l’opinion mondiale, des ONG, des humanistes et des médias.
Le terrorisme d’Etat a de beaux jours devant lui; plus que jamais le terrorisme est l’arme des puissants.




samedi 10 juin 2017

RECONNAITRE

Dire que reconnaitre la Palestine ne "sert à rien" est une ineptie, une faute politique grave, une erreur juridique, un mensonge et un déni absolu de réalité. Cette reconnaissance sert avant tout à mettre fin à la loi du plus fort, à sauvegarder la possibilité d'un futur Etat palestinien tant qu'il en est encore temps, à mettre un terme à la colonisation, à l'unilatéralisme israélien, à la politique du fait accompli et à respecter le droit international.
Cette reconnaissance est la condition sine qua none de la paix et la seule garantie de sécurité pour les deux peuples. Reconnaitre la Palestine revient à reconnaitre Israël, car sans les frontières de 67, Israël n'a aucune réalité juridique, si les frontières de la Palestine ne sont pas définies et reconnues, alors il en va de même pour celles de l'Etat israélien.